I do anything but love
Concrètement, je n'ai pas écris depuis très longtemps. Il me semble que...j'ai perdu cet espèce de truc, qui me donnait envie d'écrire. Je ne cherche pas à me trouver des excuses. Je ne ressens plus le besoin d'écrire. C'est un fait. Et ça ne me blesse pas. Plus rien de me blesse, enfin, plus rien de ce genre là. Je crois que j'ai suffisamment éloigné les choses qui me heurtaient, qui m'ébranlaient au plus profond de moi. Mon vieil organe tout froid et tout recroquevillé est passé à autre chose. Mon c½ur aime autre chose. J'aime ce que je deviens, j'aime l'évolution qu'il y a eu en moi en un an. J'ai conscience du chemin parcouru, et des départs qu'il y a eu dans ma vie. Mais je crois, sincèrement, et je peux le dire sans honte que j'ai tourné ces pages noircies, ces années assombris par la colère, les larmes, les regrets, les non-dit. Mon monde ne tourne plus autour d'une, ou deux personnes. Ces personnes se sont échappés de ce lieu clos qu'était mon c½ur, et je n'ai plus une seule once de peine lorsque je l'évoque. C'est dit. Je vais bien, je vais incroyablement bien, et je touche du bois (littéralement) pour que cela dur. Il n'y a absolument plus rien dans ma vie qui se trouve à une place identique de celle où elle se trouvait il y a un an. C'est le bordel à l'intérieur, mais c'est un bordel organisé et plaisant. Je me suis débarrassé des petites toiles d'araignées, celles qui encombraient l'entrée de mon organe. J'ai réalisé, avec du recul, à quel point j'avais crée des drames qui n'avaient pas lieu d'être. Ce soir, ça n'a plus aucune importance. Plus rien ne m'affecte de cette manière. Et ce soir encore, je me dis que mon "chez moi" ce trouve en "eux". Une ou deux toiles d'araignées, ça n'a aucune importance au fond, ça rend une pièce vivante. Mon âme est vivante.